Coup d’œil sur … Michel Duret

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Le 12 mars 2018, notre caméra et notre micro virtuels
vous faisaient découvrir…
Michel Duret

Michel avait alors choisi de nous présenter sa photo Fin de journée dans les Maritimes.

Depuis quand fais-tu de la photo?

En Suisse, dans le Jura, alors que j’avais 12 ou 13 ans, mes parents m’ont inscrit à une activité de photographie en N&B (prise de vue et labo). Bien qu’à cet âge j’étais plus enthousiaste à l’idée de m’amuser et faire la fête, il s’est ancré en moi quelque chose d’important (comme on le verra) de cette première expérience photo. En effet, quelques années plus tard, alors que j’étais stagiaire-apprenti comme arpenteur, j’ai eu le réflexe d’inclure des clichés documentaires pour accompagner un compte-rendu de mission au Rwanda. Vers la même époque, je me suis passionné pour la moto et ai rejoint un club. Même réflexe : capter sur pellicule (cette fois : film diapo) de beaux souvenirs lors de mes sorties en moto. Après avoir flirté avec le danger sur mon engin, je me suis ensuite passionné pour le parachutisme (beaucoup plus sécuritaire, comme chacun sait 😊) et me suis engagé avec une école. Le réflexe photographique joue encore! Appareil photo vissé sur le casque et déclencheur électrique en main (en plus d’une petite caméra avec ruban-cassette magnétique que je déclenchais avant de sauter), j’ai fait énormément de reportages de sauts. Au sol, avant et après les sauts, j’ai fait également beaucoup de photos souvenirs pour les élèves ou amateurs parachutistes. La passion du parachutisme dura plus de 18 ans, ce qui me permit de développer mes aptitudes photographiques et me doter d’équipements de plus en plus performants. Ayant maintes fois survolé des centaines de fois la région de la Gruyère, j’ai fini par me résigner à plier définitivement mon parachute et de poursuivre ma passion photographique, sur le plancher des vaches, dans les sentiers de montagne qui m’appelaient. En même temps, je suis passé au numérique et me suis acheté l’équipement photo (un petit « bridge » puis un reflex) et informatique (un MAC).

Quand as-tu rejoint le Club photo Évasion?

J’ai émigré au Québec en 2011 et me suis installé à Saint-Bruno. C’est en septembre 2014 que j’ai rejoint le Club après avoir découvert son existence en tapant « club photo St-Bruno » dans la zone de recherche sur Google.

Qu’est-ce qui t’a incité à rejoindre le Club?

Je suis plutôt autodidacte, mais ma lecture de multiples revues et le visionnement d’innombrables tutoriels ne comblaient pas tous mes besoins d’apprentissage. J’ai alors suivi des cours chez Lozeau. C’était bien, mais il me manquait encore quelque chose : l’interaction avec des gens passionnés comme moi, surtout lors de sorties qui permettent des échanges de bons conseils pratiques sur le terrain.

Qu’est-ce que tu aimes particulièrement photographier? Pourquoi?

J’aime toujours le paysage, mais je ressens le besoin de faire des « projets » différents. En fait, c’est au sein du Club que germa en moi cette idée de faire un « projet », à l’image par exemple d’Alain Dubeau qui m’inspira avec ses projets centrés sur son Québec chéri. Je reviens tout juste d’un voyage en solo dans ma mère-patrie, plus précisément à Genève. J’ai vraiment « tripé » en préparant soigneusement mon périple photo : anticipation des lieux propices à mon projet, repérage minutieux, décision de faire surtout du N&B, identification de thèmes pour des séries.

En photographie, quel défi te donnes-tu au cours de la prochaine année?

Je souhaite développer un nouveau penchant pour la photo minimaliste et également pour la photo en studio intérieur ou en aménagement extérieur dans mon jardin avec projecteurs, réflecteurs, diffuseurs et tout le kit… , non pas de personnes, mais d’objets (avec par exemple la macro). J’ai encore des réticences à aller vers la photo de personnes en studio à cause des contraintes (ex. : disponibilité, attentes parfois longues) inhérentes à leur présence, mais surtout à cause des attentes que ces sujets peuvent avoir quant au résultat qu’elles espèrent. Ça me mettrait de la pression, je pense.

Dans quelles circonstances fut prise la photo que tu as choisie pour cette entrevue? (Moment, endroit, événement particulier?)

Elle date de 2 mois avant mon arrivée au Club en 2014. Lors d’un voyage vers les Îles-de-la-Madeleine, avant de prendre le traversier à Souris au nord de l’Île-du-Prince-Édouard, je me suis rendu dans un très beau parc longeant la mer, au coucher du soleil. On était sur des falaises plutôt dangereuses, car elles s’effritent inexorablement. Le goût du risque (souvenez-vous: moto, parachute…) néanmoins doublé de mon indispensable maîtrise des dangers, je me suis rendu sur un sentier fermé pour trouver le bon angle.

Pourquoi aimes-tu cette photo?

JJ’ai attendu le passage du bateau dans le rayon du soleil couchant. Je n’ai pas réussi à le capter juste dans son passage dans le rayon, mais finalement j’aime bien la photo telle qu’elle est. Le site est magnifique, le moment est magique : le bonheur! Et un rappel du célébrissime « Carpe diem »…