Coup d’œil sur … Paul Fortier

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Le 4 mars 2018, notre caméra et notre micro virtuels
vous faisaient découvrir…
Paul Fortier

Paul avait alors choisi de nous présenter sa photo Le Château vu autrement.

Depuis quand fais-tu de la photo?

Ça remonte à mon adolescence. Je faisais partie des cadets de l’armée et j’ai eu la chance de faire un voyage de stage à Banff. À même mon allocation de stage, je me suis alors acheté un premier appareil photo pour conserver les souvenirs de ce périple de jeunesse. Plus tard, à l’École normaleLaval, alors que je complétais un bac en pédagogie, j’ai eu la chance de m’inscrire à une activité de photographie et d’en faire un beau passe-temps. Les années passent et, à l’aube de la retraite, ma conjointe s’inquiète de savoir comment je vais occuper mes temps libres. J’hésite entre développer mes connaissances en informatique ou m’adonner plus sérieusement à la photo : c’est cette deuxième voie que je choisis d’emprunter. Je me suis vite rendu compte que j’avais beaucoup à apprendre, mais j’avais maintenant tout mon temps.

Quand as-tu rejoint le Club photo Évasion?

Ça s’est passé en deux temps. J’habitais à Saint-Bruno. Nouvellement retraité, au tournant du millénaire, j’ai participé à une première rencontre du Club. Le sujet du jour me déconcerta : le présentateur soutenait que sans filtres polarisants on ne pouvait réussir à faire de bonnes photos. Je m’éclipsai en douce, car je ne savais pas ce que polarisant voulait dire!  Je me suis alors inscrit à un cours offert au Cegep de Saint-Hyacinthe pour au moins apprendre les rudiments du vocabulaire photographique. Je me représentai alors au Club au début de la saison subséquente et me sentis tout de suite beaucoup plus à l’aise. En 2002, le président d’alors se retirait et mes collègues m’encouragèrent à accepter la présidence. J’avais l’habitude de piloter des organisations à titre de bénévole et je me suis senti prêt à endosser cette responsabilité jusqu’en 2010. Au cours de cette période, l’effectif a plus que doublé, ce dont je suis plutôt fier. J’ai quitté cette fonction pour me joindre à la SPPQ, dont j’assume la présidence depuis décembre 2010, tout en demeurant, avec grand plaisir, membre du Club photo Évasion.

Qu’est-ce qui t’a incité à rejoindre le Club?

Le goût de m’adonner à la photo en compagnie de gens passionnés qui pouvaient m’aider et me permettre ainsi de développer mes connaissances et habiletés photographiques. Je crois que je fus aussi attiré par l’idée de mettre mes compétences de gestion au service d’une organisation bénévole axée sur ma passion. J’ai eu beaucoup de chance de pouvoir m’entourer de personnes-ressources ayant les compétences nécessaires au bon fonctionnement du Club.

Qu’est-ce que tu aimes particulièrement photographier? Pourquoi?

L’architecture au sens large (bâtiments, mais aussi détails ornementaux, comme des statues, ou architecturaux, comme des escaliers – clin d’œil au thème SPPQ 2017-2018 😊) et les paysages : voilà ce qui m’attire le plus. J’avoue que je suis plus un « capteur » d’images qu’un « créateur » d’images. Je documente ce que je vois autour de moi et que je trouve pertinent. Ma femme et moi aimons beaucoup voyager et j’ai la chance qu’elle fasse preuve d’une grande patience lorsque je m’adonne à la photo. Lors d’un voyage en Égypte, j’ai réalisé que l’équipement que j’avais me limitait à cause du poids et de l’encombrement. Je me suis depuis converti  au « sans miroir » afin de voyager plus léger. Quelle bonne décision!

En photographie, quel défi te donnes-tu au cours de la prochaine année?

Je réalise que dans mes rôles de président du Club puis de la SPPQ, je fais faire beaucoup de photos. Mon défi est de trouver le temps d’en faire beaucoup plus moi-même, de trouver un nouvel équilibre entre la gestion et l’activité photographique comme telle. Ainsi, j’ai bien hâte à l’été prochain. Ma femme Jocelyne et moi visiterons Terre-Neuve ainsi que Saint-Pierre et Miquelon. Je me promets de prendre le temps de capter de belles images, mais aussi de les traiter, de les classer et de les montrer avec plaisir.

Dans quelles circonstances fut prise la photo que tu as choisie pour cette entrevue? (Moment, endroit, événement particulier?)

C’était lors d’un beau voyage à Québec. Je me suis rendu au 31e étage du Ministère de l’Éducation. On y trouve un espace vitré qui fait face au Château Frontenac qui semble émerger des petites maisons massées au pied de ce joyau architectural. J’ai collé mon appareil à la vitre (ou presque) et j’ai capté cette belle image à laquelle j’ai apporté par la suite une très légère retouche dans Photoshop (avec le « plugin Tone Mapping »).

Pourquoi aimes-tu cette photo?

Plusieurs personnes m’ont dit que ça donnait l’impression d’une peinture. J’aime cette idée. J’aime la grandeur du paysage printanier, le fleuve derrière et cette beauté architecturale qui domine la ville. Étant posté juste à la bonne hauteur (milieu vertical) et aussi au beau milieu horizontal du Château, la photo, telle que je l’ai prise, n’a pas requis de traitement des lignes convergentes qu’on retrouve quand on photographie un grand immeuble depuis le sol. Or j’ai eu la chance d’avoir ce point de vue unique sur le Château. C’est pourquoi j’ai donné le titre « Le Château vu autrement » à ma photo.