Coup d’œil sur … Alain Côté

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Le 25 février 2018, notre caméra et notre micro virtuels
vous faisaient découvrir…
Alain Côté

Alain avait alors choisi de nous présenter sa photo À la queue-leu-leu .

Depuis quand fais-tu de la photo?

On va remonter à mon enfance puisque c’est à l’âge de 7 ans que j’ai reçu un appareil en cadeau. C’était un jouet en plastique, mais il prenait de vraies photos avec de vrais films 120 mm. Pendant quelques années, je prenais plaisir à photographier les moments familiaux importants. Mon père veillait au grain, car c’est lui qui, évidemment, payait les frais de développement. Mon deuxième appareil photo me fut offert (pour mes 10 ans, je pense) par ma mère qui l’avait obtenu grâce aux fameux timbres primes « Gold Star ». Je poursuivis ma carrière de photographe en herbe, mitraillant les gens lors des diverses rencontres familiales, toujours aux crochets de papa pour les frais de labo. Je franchis un pas important à l’adolescence en m’achetant un appareil 35 mm (un Olympus, argentique bien sûr) avec mes revenus de travail d’été. J’enviais un peu les amis du voisinage; imaginez : certains se promenaient avec des Rolleiflex (d’occasion amis quand même…), fréquentaient des chambres noires et causaient photos en experts (par rapport à moi en tout cas). Au CÉGEP, j’ai suivi un cours de photographie, mais j’eus du mal à maîtriser les concepts théoriques. Mais j’aimais prendre des photos, N&B, couleurs et diapositives ce qui perdura un bon 25 ans avant ma rencontre avec le Club…

Quand as-tu rejoint le Club photo Évasion?

Ça s’est passé en 2004. J’avais lu un entrefilet dans le journal local qui conviait les membres à une rencontre de début de saison au Vieux Presbytère. C’est Paul Fortier qui était alors président et le Club comptait seulement 25 membres environ. Dès les premières rencontres, je reçus un choc: je réalisais que je ne connaissais à peu près rien en photo et que mes « œuvres » faisaient piètre figure à côté de celles de mes nouveaux collègues. Mais heureusement, le choc fut salutaire. Pendant un an, j’absorbai tout ce que je pouvais comme information, y compris sur les appareils numériques qui n’étaient pas encore extrêmement répandus comme aujourd’hui. Je finis par acheter un boîtier reflex numérique Canon. Enfin, en ce qui concerne les boîtiers, je suis passé plus récemment de l’autre côté du miroir, comme Alice au pays des merveilles, et même du côté des sans miroir (Fuji). J’adore mon nouveau boîtier.

Qu’est-ce qui t’a incité à rejoindre le Club?

 Le goût d’apprendre les bases théoriques de la photographie, de maîtriser les techniques fondamentales, d’apprendre à bien utiliser mon nouvel appareil numérique et aussi de discuter avec des gens passionnés et sympathiques. J’ai eu beaucoup de plaisirs à faire des sorties en petits groupes et à recevoir les bons conseils des membres plus expérimentés et tellement généreux de leur temps. À cette époque, on s’organisait aussi en duos ou trios pour des projets qui s’échelonnaient sur toute la saison avec une présentation au Club en fin d’année. Je garde un bon souvenir d’un projet sur Upper Canada Village avec Alain Dubeau et qui nécessita 3 ou 4 visites au site pour compléter notre projet! Je dirais, encore aujourd’hui, que le côté social du Club, les rencontres qu’on y fait, l’évasion (eh oui : c’est le nom du Club !!!) de notre routine et de nos petits soucis : tout ça joue un rôle essentiel dans mon attachement au Club.

Qu’est-ce que tu aimes particulièrement photographier? Pourquoi?

 Pendant plusieurs années, avec mon appareil numérique, je fus un fanatique des motos : non pas pour les conduire, mais pour les photographier. Mon frère était impliqué dans l’univers des courses de motos sur les circuits professionnels et m’obtenait des laissez-passer sur les circuits pour que je fasse toutes les photos de motos que je voulais durant les compétitions. J’en ai fait des milliers! Heureusement, je ne fus jamais témoin d’accidents. J’ai fait un peu le tour de ce jardin et maintenant je butine pas mal dans tous les types de photographie.

En photographie, quel défi te donnes-tu au cours de la prochaine année?

Sortir plus souvent! Mon horaire de travail me laisse peu de fenêtres libres, mais dans le fond il faudrait simplement que je réserve des cases horaires à cet effet. En tout cas, je me suis déjà inscrit à la prochaine sortie photo du Club.

Aussi, la photo créative et minimaliste m’intéresse depuis quelques conférences qui m’ont vraiment interpellé (par exemple : Michel Proulx). Je voudrais développer mon œil pour trouver des angles inusités, des compositions originales.

Enfin, j’aimerais faire de plus en plus de photos de rue, pour les contacts humains que ce type de photos offre.

Dans quelles circonstances fut prise la photo que tu as choisie pour cette entrevue? (Moment, endroit, événement particulier?)

Je suis retourné dans le passé, à l’époque de ma passion moto, pour dénicher cette photo mémorable. J’étais sur le bord d’un circuit de course de motos, une étape du « Championnat canadien Superbike » en 2010 ou 2011. J’avais guetté le passage du peloton de tête dans une aiguille très serrée et je savais que les fous de la moto devraient ralentir et incliner dangereusement leurs engins. Moment de grâce!

Pourquoi aimes-tu cette photo?

On voit les yeux du pilote qui est en tête. C’était déjà assez exceptionnel. C’est aussi une de ces photos qui m’a tellement fait plaisir quand je me suis retrouvé devant mon ordi pour faire le post-traitement et que j’ai ouvert le fichier photo : l‘émotion! C’est aussi une de ces photos qui est une clé pour ouvrir la boîte à souvenirs, qui encapsule tous les détails d’un beau moment (lumière, présence d’amis, température). Ah oui :  c’est ma seule photo à ce jour qui a fait partie d’une sélection pour l’un des concours SPPQ. J’avoue que je fus assez ému de la voir projetée sur très grand écran lors du gala SPPQ de fin d’année.