Coup d’œil sur … France Leduc

Note: Si vous êtes présentement en affichage de plusieurs rubriques sur le même écran et que vous aimeriez voir cet article en plus grand format, il suffit de cliquer sur le titre en tête d’article
 

 


Le 18 février 2018, notre caméra et notre micro virtuels
vous faisaient découvrir…
France Leduc

France avait alors choisi de nous présenter sa photo Jardin de givre.

Depuis quand fais-tu de la photo?

Je fais de la photographie depuis mon adolescence. En fait, j’ai toujours adoré faire de la photo. Au fil des ans, j’ai eu plusieurs appareils, en général des modèles peu sophistiqués : Chinon, Minolta et finalement Canon. Lorsque j’étais une jeune maman, j’avais le plaisir de faire des photos d’enfants en quantité industrielle…mais cette période n’a pas duré très longtemps… les enfants étant devenus grands. Alors je me suis tournée vers la photographie de nature. J’aime quand les choses sont simples : bien que je possède quelques lentilles (macro, zoom, grand-angulaire) que j’utilise à l’occasion, la majorité du temps je pars à la chasse aux photos avec un autre style d’appareil (en fait un Powershot de Canon, que je peux traîner partout).

Quand as-tu rejoint le Club photo Évasion?

J’ai rejoint le Club en 2006 après avoir assisté à une exposition annuelle.

Qu’est-ce qui t’a incité à rejoindre le Club?

De voir d’aussi belles photos m’avait donné le goût de me remettre à la photo de façon plus active. J’ai adhéré au Club la même année que Suzanne Tremblay, Line Lamarre et Patrick Jougla, entre autres. Nous avions participé à un travail d’équipe à l’époque, ce qui m’avait permis de créer des liens et d’apprécier le talent d’autres photographes. Comme dans le Club l’émulation est stimulante, j’ai dû faire en sorte de m’améliorer en allant chercher des outils pour le faire. Mais les logiciels ne sont pas trop mon fort : je patauge dans ça comme une novice, même après plusieurs années. À force de persévérer, j’obtiens parfois les résultats escomptés.

Qu’est-ce que tu aimes particulièrement photographier? Pourquoi?

Ce que j’aime le plus en photographie se résume à l’attrait que j’ai pour les couleurs vives. Donc photographier la nature m’interpelle toujours davantage. J’adore me retrouver devant des trucs colorés comme des fleurs, des reflets d’automne, des feux d’artifice, des couchers de soleil, de l’architecture aux formes et couleurs diverses ce qui ne m’empêche pas de faire des photos moins colorées, de givre par exemple. La macro m’intéresse beaucoup : elle permet de m’approcher davantage d’un sujet et d’en découvrir les moindres détails. Après avoir photographié tout ce qui m’entoure, je ressens le besoin d’aller voir ailleurs…toujours plus loin. Donc j’adore les voyages et j’opte alors pour un appareil compact, facile à transporter. Le but c’est de pouvoir capter l’essentiel des lieux parcourus et de me donner des souvenirs à contempler pour me les remémorer.

En photographie, quel défi te donnes-tu au cours de la prochaine année?

Je pourrais peaufiner mes aptitudes à me servir de différents logiciels de post-traitement ce qui constitue pour moi un gros défi, car je ne suis vraiment pas techno. Je pourrais également faire davantage de photographies sous la pluie ou très tôt le matin afin de capter l’éclairage magique.

Dans quelles circonstances fut prise la photo que tu as choisie pour cette entrevue? (Moment, endroit, événement particulier?)

Elle date de plusieurs années : il s’agit d’une de mes premières photos de givre. Je venais de découvrir que le froid pouvait se transformer en magicien et créer des formes variées. Je dois avouer qu’au fil des ans j’éprouve un grand plaisir à capter ce fameux givre qui se dessine à ma fenêtre. C’est un peu ma signature maintenant; comme quoi, la nature arrive encore à faire de moi une petite fille qui s’émerveille devant une simple fenêtre toute givrée.

Pourquoi aimes-tu cette photo?

Ce que j’aime dans cette photo ce sont les minuscules détails qu’on arrive à percevoir (merci à l’objectif macro!) et qu’on ne remarquerait pas au premier coup d’œil. Le côté artistique que je peux exprimer avec ce type de photographie est aussi un atout, car ça diffère de ce que l’on observe dans la nature au quotidien. Le givre est un phénomène tellement éphémère, donc les photos captées sont les seuls souvenirs que je puisse conserver de ces formes abstraites : c’est sûrement ce qui les rend aussi précieuses à mes yeux.