Coup d’œil sur … Manon Boily

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Le 21 janvier 2018, notre caméra et notre micro virtuels
vous faisaient découvrir…
Manon Boily

Manon avait alors choisi de nous présenter sa photo Jaune serein.

Depuis quand fais-tu de la photo?

J’ai fait mes premières photos à l’âge de pierre vers 1975 alors que j’avais environ 8 ans. Lors d’une visite familiale, ma mère m’a passé son tout petit appareil qui produisait des photos en noir et blanc. Par les yeux émerveillés de l’enfant que j’étais, j’entrevoyais déjà toutes les possibilités que la vie pouvait m’offrir grâce à cette petite boîte, croqueuses de souvenirs et d’images magnifiques.

Quand as-tu rejoint le Club photo Évasion?

J’ai rejoint le Club à la saison 2015-2016. J’en suis donc à ma troisième année.

Qu’est-ce qui t’a incité à rejoindre le Club?

Dès mon jeune âge adulte, j’ai acheté dans un « pawn shop » un petit bijou argentique Minolta X700 que j’ai surtout utilisé lors de mes voyages aux États-Unis quand je faisais du transport routier au volant d’un semi-remorque. Je me le suis fait dérober lors d’un cambriolage.  J’ai alors acquis un appareil numérique bridge Nikon Coolpix puis, quelques années plus tard, un Canon reflex bas de gamme. J’ai bien évolué depuis, mais j’en voulais encore plus et je stagnais. J’ai compris que le meilleur moyen pour continuer à avancer était de prendre contact avec des gens qui pouvaient m’aider alors j’ai rejoint le Club.

Qu’est-ce que tu aimes particulièrement photographier? Pourquoi?

J’ai une liste de sujets préférés. Abstrait, rural, nourriture, industriel, corrosion, abandonné, urbain, photos de nuit, j’aime faire un peu de tout, mais mon cœur est à la macro photographie. Je crois fermement que mes yeux voient ce qui m’entoure différemment des gens. Les petits détails, tout minuscules soient-ils, attirent mon attention.

Alors qu’une personne regardera au bord d’un étang et verra une masse d’eau entourée d’une simple végétation, je verrai la vie trépidante d’un monde merveilleux, coloré et vivant. Sous un soleil radieux, libellules et demoiselles aux ailes translucides et miroitantes virevoltent ici et là dans un ballet bien rodé. Des grenouilles plongent sous l’eau, apeurées par mon approche. De gracieux insectes patineurs parcourent de façon aléatoire la surface sans jamais se lasser. Je contemple aussi   la multitude de coccinelles, araignées, mouches, chenilles et autres petites créatures qui se prélassent sur l’épais feuillage, sur les fleurs comme le myosotis bleu aux pétales toutes délicates qui affectionnent les plans d’eau. J’aime voir les choses sous cet angle et mon appareil photo est mon témoin fidèle face à cette vie étonnante qui ne cesse de m’émerveiller.

En photographie, quel défi te donnes-tu au cours de la prochaine année?

Cette année, je me donne comme objectif de m’améliorer dans le post-traitement.

Dans quelles circonstances fut prise la photo que tu as choisie pour cette entrevue? (Moment, endroit, événement particulier?)

J’aime vraiment partir sur la route. Ma voiture, mon appareil photo, le ciel, la vie, c’est ça mon havre de paix. J’ai pris cette photo quelque part en Estrie lors d’une de ces journées si belles loin du tumulte de la vie quotidienne. C’était l’automne dernier.

Pourquoi aimes-tu cette photo?

Cette petite maison de campagne baigne dans la lumière et les couleurs naturelles de l’automne. L’ombre de l’arbre sur la façade et la sérénité qui se dégage de cet endroit ont attiré mon attention. J’aime photographier des moments qui semblent figés dans le temps et qui éveillent en moi une paix difficile à ressentir au cœur du stress et des soucis de la vie. Ça me permet de me reconnecter avec ce qui est vraiment important.