Coup d’œil sur … Richard Basque

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Le 20 décembre 2017, notre caméra et notre micro virtuels
vous faisaient découvrir…
Richard Basque

Richard avait alors choisi de nous présenter sa photo Les blés sont mûrs.

Depuis quand fais-tu de la photo?

J’ai commencé à l’adolescence avec une petite caméra Instamatic. J’ai connu celle qui deviendra (et est toujours!) ma femme à l’âge de 16 ans. Une de nos sorties d’amoureux préférée était d’aller en ville (à Montréal) et de faire des photos de nous deux avec la petite Instamatic au bout de mon bras (« selfies » des années ’70).

Un jour, nous avions croisé un photographe du Montreal Star qui faisait un reportage sur l’art de faire de belles photos avec un Instamatic. Nous avons été ses modèles et furent bien heureux de voir nos binettes dans le journal quelques jours plus tard. Je découvris alors mon intérêt pour la photo plus « artistique ».

Le cap de la vingtaine franchi, je suis passé aux choses plus sérieuses : mariage, maison, premier enfant et… Canon FTb, cours de photographie, petit lab N&B au sous-sol… Puis ce fut le coup de foudre numérique et une suite ininterrompue de diverses caméras (surtout compactes numériques) qui m’ont principalement servi en voyage et pour des photos de famille, jusqu’à l’aube de la retraite.

Quand as-tu rejoint le Club photo Évasion?

En 2014, Bernard Leprohon, mon meilleur ami depuis près de 45 ans, a rejoint le Club et m’a fortement suggéré de le suivre. Ce que j’ai fait. Puis, j’ai continué de marcher dans ses pas puisqu’une année après lui, j’ai rejoint le CA du Club. « Un chum, c’t’un chum » comme dirait un célèbre témoin de la Commission Charbonneau 😊.

Qu’est-ce qui t’a incité à rejoindre le Club?

À la retraite depuis quelques années, je souhaitais renouer avec la photographie de façon plus assidue, maîtriser les techniques de post-traitement (construire ma chambre noire numérique en quelque sorte) et élargir mon réseau de contacts sociaux.  J’ai trouvé tout ça au Club. Je fus en même temps entraîné, lentement mais sûrement, dans l’excitation d’acquérir des équipements plus performants pour nourrir ma passion photographique.

Qu’est-ce que tu aimes particulièrement photographier? Pourquoi?

J’aime faire des photos en voyage. Je me lève souvent au moins 2 ou 3 heures avant ma femme et je sors à l’aube arpenter les rues des villes que nous visitons. C’est mon 5 à 7 préféré! Il n’y a personne, la lumière est magnifique et je n’impose pas à ma femme de longues attentes pendant que je fais mes poses.

Par ailleurs, j’aime faire un ou deux « roadtrips » photographiques en solitaire chaque année. C’est alors la photo de paysage qui me passionne ainsi que les rencontres de personnes intéressantes que le hasard met sur ma route.

Finalement, je me suis découvert un nouvel intérêt depuis que j’ai assisté, à l’automne 2016, à une conférence de la SPPQ sur les projets de diaporamas. Je me suis mis au portrait pour réaliser un diaporama avec les petits-enfants de ma famille (les nôtres et ceux de mes frères et sœurs) et me suis alors procuré un mini studio transportable. Ce fut une expérience émouvante et mémorable et j’ai pris goût au portrait.

En photographie, quel défi te donnes-tu au cours de la prochaine année?

Je souhaite passer au travers les innombrables livres et tutoriels de photographie que j’ai achetés depuis mon adhésion au Club en vue d’améliorer mes techniques de prise de vue et de post-traitement. J’ai aussi plein de projets photographiques et LE grand défi sera de choisir lesquels je mets en route. Parlant de route, j’ai aussi un « roadtrip » en tête pour le printemps qui vient.

Dans quelles circonstances fut prise la photo que tu as choisie pour cette entrevue? (Moment, endroit, événement particulier?)

C’était en septembre 2016, lors d’un « roadtrip » justement, cette fois autour de la Gaspésie. Je roulais tranquillement au hasard des routes de campagne dans la région de St-Ulric en écoutant « à fond la caisse » la playlist (merci Spotify et IPhone!) assemblée expressément pour ce voyage! Je vois soudain ce beau champ doré puis cette maison et sa petite ferme qui en émergeaient. Le ciel se préparait pour un orage. Je suis descendu de voiture (ah oui : j’ai arrêté avant…) et j’ai déclenché à quelques reprises, heureux.

Pourquoi aimes-tu cette photo?

J’aime le souvenir qu’elle me rappelle, le plaisir intense ressenti tout au long de ce voyage en solitaire. Plus spécifiquement, du point de vue photographique, j’aime le contraste des couleurs, la position des deux bâtiments qui semblent flotter sur les blés, la texture de la maison avec sa peinture écaillée. J’aime tellement cette photo que je l’ai fait imprimée en très grand format sur canevas et je l’ai accrochée dans notre salon. Je la vois chaque fois en entrant chez nous et ça m’émeut.