Coup d’œil sur … Francine Raymond

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Le 4 décembre 2017, notre caméra et notre micro virtuels
vous faisaient découvrir…
Francine Raymond

Francine avait alors choisi de nous présenter sa photo Qui va là?

Depuis quand fais-tu de la photo?

J’avais 18 ans quand j’ai eu mon premier appareil photo, de marque Minolta, évidemment de type argentique et complètement manuel. Je faisais surtout de la photo en Noir et Blanc et j’avais déjà tendance à prendre des photos qui transformaient la réalité. Puis, la vie de famille et mes occupations professionnelles ont mis un frein temporaire à mon activité photographique. J’y suis revenue plus tard en m’inscrivant au Club de St-Bruno qui venait à peine d’être fondé. J’ai repris mon Minolta et je me suis installée une chambre noire à la maison. Ce que j’ai appris et expérimenté durant cette période m’a beaucoup servi par la suite tant à la prise de vue qu’au niveau du post-traitement. Ce premier « séjour » au Club a duré une bonne dizaine d’années.

Quand as-tu rejoint le Club photo Évasion?

En 2003, l’arrivée de mon premier petit-fils m’a donné le coup de pouce pour me ré-équiper avec, cette fois, une caméra numérique. En 2009, je suis revenue au Club. Je me suis par la suite impliquée comme membre du CA durant quelques années (aux communications et site WEB) et, plus récemment, on m’a choisie comme présidente.

Qu’est-ce qui t’a incité à rejoindre le Club?

J’ai à nouveau rejoint le Club pour percer les secrets de ce nouvel univers (boîtier numérique mais aussi toute l’approche de post-traitement basée sur le logiciel Photoshop). Je recherchais aussi des moyens de développer ma créativité et de me découvrir en tant que photographe (j’y travaille toujours d’ailleurs !). De plus, la structure d’un club photo me convient parfaitement car parfois, il me faut des défis et des objectifs pour me faire sortir de ma zone de confort.

Qu’est-ce que tu aimes particulièrement photographier? Pourquoi?

Étonnamment, je me le demande encore! Il m’est plus facile de dire ce que j’aime moins faire. Ainsi, je ne suis jamais vraiment attirée par ce qui touche au portrait ou au travail de studio.

Je dirais que toute situation qui m’offre une possibilité de transformer la réalité m’attire. Que ce soit à la prise de vue (angle, plan très rapproché, bougé ou flou volontaire, etc.) ou au post-traitement (ajouts de textures, techniques de photo composite, etc.). Je peux parfois passer des heures à fignoler une photo composite pour en faire un paysage féerique.

En photographie, quel défi te donnes-tu au cours de la prochaine année?

Poursuivre ma démarche artistique en maîtrisant de plus en plus les techniques qui me permettent de transformer la réalité, particulièrement en post-traitement. Et surtout trouver ma « couleur »!

Dans quelles circonstances fut prise la photo que tu as choisie pour cette entrevue? (Moment, endroit, événement particulier?)

Je participais à un atelier avec le photographe professionnel Tony Sweet à Charleston en Caroline du Sud. Dans un marécage (Cypress Gardens), mon œil fut attiré par des arbres très dépouillés et j’ai été séduite par l’ambiance surnaturelle de ce marécage. La lumière, très intense, était loin d’être idéale mais ajoutait, curieusement, au mystère. Je sentais un potentiel. J’ai dû lutter contre les crocodiles et les serpents qui pullulaient sur les rives et, bravement, j’ai déclenché avant que les bêtes féroces arrivent jusqu’à moi. (Je rappelle que j’aime bien transformer la réalité 😊 CQFD).

Pourquoi aimes-tu cette photo?

Au départ, j’aimais l’ambiance générale. Les réflexions dans l’eau et le flou volontaire amplifient la déformation de la réalité perçue qui rejoint  l’objectif fondamental que je me fixe en photographie. Du coup, cela m’a donné l’environnement parfait pour cette mystérieuse créature.