Coup d’oeil sur … Philippe Quesnel

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Le 2 octobre 2017, notre caméra et notre micro virtuels
vous faisaient découvrir…
Philippe Quesnel

Philippe avait alors choisi de nous présenter sa photo Bethleem.

Depuis quand fais-tu de la photo?

J’ai eu mon premier appareil photo vers 10 ans, un vieil appareil dont mes parents ne se servaient plus, un format 126 je crois. Ils ne voulaient pas que je touche au nouvel appareil qu’ils s’étaient procuré alors ils m’ont refilé le petit 126.…

(Note de l’intervieweur : vous vous souvenez des fameux Instamatic de Kodak? De leur films cassettes sur lesquels les photos étaient carrées?)

Quand as-tu rejoint le Club photo Évasion?

Ma présence dans le club date d’avant sa formation, car je suis un des fondateurs. Ça ne me rajeunit pas 😊 car le Club a aujourd’hui 32 ans! Mais en y réfléchissant, ce n’est pas si pire en sachant que je l’ai fondé à l’âge de 10 ans.

Qu’est-ce qui t’a incité à rejoindre le Club?

Nous étions 4 membres insatisfaits du fonctionnement d’un autre club photo auxquels nous appartenions à l’époque. On s’est concerté et on a décidé de fonder un nouveau Club dans notre patelin. Voilà l’origine toute simple du Club Photo Évasion.

Qu’est-ce que tu aimes particulièrement photographier? Pourquoi?

D’abord, la Nature (avec un grand « N »), simplement pour la paix que j’y retrouve, l’évasion et la relaxation. Puis les « vieilles affaires ». Pour moi, les objets ou endroits qui ont de l’âge et qui affichent si ouvertement l’usure du temps démontrent ainsi un vécu que l’on peut ressentir par les textures et les couleurs (par exemple, la rouille, peinture écaillée…). Ils ont une personnalité propre qu’il est impossible de recréer. Ils racontent une histoire.

En photographie, quel défi te donnes-tu au cours de la prochaine année?

Découvrir et explorer différemment les sujets qui m’attirent. À vrai dire, je n’ai, pour l’instant, pas de projets précis. « Différemment » pour moi évoque de nouvelles techniques et de nouvelles approches (composition, message) afin de mieux voir et ressentir et surtout d’expérimenter. C’est important de se renouveler. C’est comme dans toute activité ou projet : il faut éviter la monotonie pour se garder éveillé.

Dans quelles circonstances fut prise la photo que tu as choisie pour cette entrevue? (Moment, endroit, événement particulier?)

Ce sont d’anciens bâtiments industriels en Pennsylvanie, plus précisément dans la petite ville de Bethleem. C’est un endroit que j’avais déjà visité mais où j’ai décidé de retourner l’été dernier, avec ma blonde (petit curieux). Parfois je planifie ainsi mes prises de photos; mais souvent  elles surviennent simplement au gré de la route.

Pourquoi aimes-tu cette photo?

J’aimais les contrastes augmentés par la lumière forte, principalement sur les carreaux des vitres et les voies ferrées. Il y a une grande force d’impact générée par l’amplitude des murs qui couvrent le fond de la photo, par le mouvement suggéré par les voies ferrées et les bâtiments qui tournent vers la gauche, par les poteaux qui donnent une dimension au tout. Les couleurs monochromes (Note de l’intervieweur : quel oxymoron amusant quand même que ce pluriel! – Note de l’interviewé: OK, les différentes teintes d’une même couleur comme ici , le brun) sont également très intéressantes : elles donnent plus d’impact au côté industriel (ancienne fonderie, poussières, rouille…).