Coup d’oeil sur … Fanny Grimard

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Le 19 septembre 2017, notre caméra et notre micro virtuels
vous faisaient découvrir…
Fanny Grimard

Fanny avait alors choisi de nous présenter sa photo La nature en beauté.

Depuis quand fais-tu de la photo?

Depuis toujours je dirais 😊 En réalité, j’ai commencé en 1998 avec un Nikon FE10, un petit bijou de l’argentique, dans le cadre de mes cours de cinéma. Par la suite, avec le travail, j’ai un peu laissé tomber la photo, mais en 2008 j’ai retrouvé ma fidèle Nikon et ma passion n’a cessé de grandir depuis. En 2009 je me suis procuré une Nikon D300s, ce qui m’a progressivement entraîné dans un nouveau chemin. En 2014, après la naissance de mes deux enfants, j’ai démissionné de mon job et j’ai suivi un cours de photographie commerciale au collège Marsan. Mon cours complété en mai 2016, je me suis ensuite lancée à mon compte avec ma propre boîte (Pellimage), qui me permet d’offrir des services de photographie et d’infographie.

Quand as-tu rejoint le Club photo Évasion?

Depuis septembre 2017. Avant j’étais dans un autre club (APSL) avec qui j’ai eu de très belles années depuis 2012.

Qu’est-ce qui t’a incité à rejoindre le Club?

En tant que photographe travailleuse autonome, j’ai besoin d’échanger avec d’autre passionnés de la photo. Mon ordi, malheureusement, ne me parle pas beaucoup : il ne me dit pas ce que je pourrais améliorer. C’est donc important pour moi d’être membre d’un club et ça me permet de faire partie d’une famille. Pourquoi le club Évasion au lieu d’un autre? Simplement j’aimais l’approche de votre club, l’idée du parrain-marraine, la dynamique du site web, la recherche de la nouveauté et surtout j’ai vu par vos images que vous êtes un club très fort en photo et ceci m’a attiré :  ça me permettra de travailler plus fort pour présenter mes photos.

Qu’est-ce que tu aimes particulièrement photographier? Pourquoi?

Honnêtement j’aime photographier un peu de tout : portrait, produit, événement, … Mais mon plus grand plaisir c’est la photo de paysage. J’aime jouer avec le temps d’exposition à la prise de vue et en postproduction. J’aime particulièrement arrêter toute présence de mouvement. J’aime que tout semble figé. On peut y voir là une métaphore de l’absence de bruits auxquels je suis confrontée, un retour à mes sources de « malentendance ». Les paysages que je capte deviennent donc, eux aussi, assis entre deux mondes : réel et l’irréel. Je cherche à forcer le spectateur à prendre le temps d’observer ce moment précis que j’ai capté. Ce moment bref, qu’on ne retrouvera jamais autrement car il fut si éphémère

En photographie, quel défi te donnes-tu au cours de la prochaine année?

J’ai beaucoup travaillé pour bâtir ma compagnie depuis deux ans, mais cette année j’aimerais vraiment travailler mes photos pour en faire une exposition. Je travaille beaucoup là-dessus en ce moment.

Dans quelles circonstances fut prise la photo que tu as choisie pour cette entrevue? (Moment, endroit, événement particulier?)

C’est le soir du 19 juin 2017. Toute la journée, j’avais travaillé sur mon ordi, enfermée dans mon bureau, pour faire la retouche avancée d’un client photographe. Dehors, il faisait extrêmement beau. Le soir venu, la frénésie ne m’a pas lâchée : cours de natation et match de soccer avec mes enfants. Au retour, j’ai deviné que le coucher de soleil serait magnifique. Course pour sortir appareil de photo et trépied. Recherche du bon « spot » dans ma cour et puis… CLIC : j’ai capturé ce moment-là, si bref mais tellement précieux : cinq petites minutes juste pour moi!

Pourquoi aimes-tu cette photo?

Cette photo me rappelle qu’en dépit de la course, pour le travail, pour la vie de famille… il suffit de prendre 5 minutes pour soi pour mieux respirer. 5 minutes ne m’empêcheront pas de faire mon travail ou ne feront pas de moi une mauvaise mère. Ces 5 minutes-là m’appartenaient, me ramenaient aux sources. La lumière autant sur le ciel que sur le gazon, le contraste dans les nuages et les couleurs étaient magiques.